Du Japon au Brésil

Mitsuyo-Maeda-1904.jpgComme son nom l’indique, le jiu-jitsu brésilien découle du jiu-jitsu. C’est un japonais du nom de Mitsuyo Maéda qui a apporté cet art martial en Amérique du Sud. À début des années 90, il fut mandaté par le gouvernement japonais pour établir une colonie au nord-est du Brésil, dans la province du Para.

Il se lie rapidement d’amitié à une personnalité politique locale, Gastão Gracie. Pour le remercier ce dernier d’avoir facilité sa mission, Mitsuvo Maéda décide d’apprendre le judo et le jiu-jitsu à son fils Carlos Gracie qui l’enseigne ensuite à ses frères. Une fois le maitre japonais rentré chez lui, les frères Gracie ont apporté des améliorations aux techniques qu’ils ont reçues afin de les rendre plus efficaces. En 1925, Carlos et son jeune frère Hélio se sont rendus à Rio pour ouvrir une académie de jiu-jitsu.

Gracie jiu-jitsu

C’est Hélio Gracie qui a apporté le plus d’évolution à la discipline. Appelé à remplacer son frère dans les cours, Hélio, plus petit et plus léger, a commencé à adapter le jiu-jitsu à son gabarit afin de permettre à une personne de petite taille de battre un adversaire plus grand. C’est ainsi qu’est né le Gracie jiu-jitsu. Pour promouvoir ce nouvel art martial, Carlos a eu l’idée de mettre en place le "Challenge Gracie", des défis de combat libre où les Gracie affrontent des combattants d’autres disciplines.

Un des premiers matches marquants du "Challenge Gracie" c’est quand Hélio a vaincu le champion brésilien des poids légers de boxe, Antonio Portugal. Il n’a fallu que 30 s à Gracie pour obtenir une victoire par soumission. Aujourd’hui, l’école Gracie jiu-jitsu est connue partout dans le monde. Plusieurs combattants des grands tournois de combats libres utilisent ce nouvel art qui est ne cesse d’évoluer